A l’occasion de ce déplacement à Marcoussis pour la finale d’Orange Rugby Challenge, nous avons demandé à Didier Fabaron, entraîneur principal de cette 1ère équipe de minimes féminines de l’histoire du Stade Toulousain, nos Minimettes, de nous confier ses impressions sur cette 1ère saison qui s’achève.

 » A l’initiative du président Gérard LABBE et sur les conseils éclairés de Philippe LAURENT (cadre technique fédéral), le Stade Toulousain décida d’intégrer en 2017, au sein de son association, une section féminine qui portait déjà ses couleurs et une partie de son nom. De son côté, la fédération décidait de créer, à titre expérimental et uniquement en Occitanie, une nouvelle catégorie minime dans le giron féminin. L’un dans l’autre, on est venu me proposer de m’occuper de cette catégorie, un projet qui m’a tout de suite intéressé. En effet, depuis longtemps, je pense qu’il manquait cette catégorie à la sortie de l’école de rugby. Un espace de 3 ans (joueuses entre 12-14 ans) à l’intérieur duquel on perdait beaucoup de temps et de joueuses. Je me suis donc (re)engagé au Stade Toulousain à travers un nouveau projet de formation qui me tient à cœur.

Dès septembre nous comptions 26 joueuses aux premiers entraînements, pour deux équipes à X. Un effectif déjà expérimenté, avec très peu de débutantes, et assez bien équilibré, tant au niveau des âges que des gabarits. L’objectif étant tourné vers la formation individuelle de la joueuse, nous avons mis en place un encadrement sportif pour traiter, chacun dans son domaine, les apprentissages techniques, les développements moteurs mais également un atelier de lutte orienté vers la sécurité de la joueuses et la dédramatisation du contact. De ces actions interactives, les résultats ne se sont pas fait attendre, une progression individuelle rapide et constante, avec un effectif motivé et assidu.

En termes de championnat, nos deux équipes ont été engagées sur les deux tableaux existants ; le challenge départemental qui englobe les 8 équipes de la Haute-Garonne et un challenge régional réservé aux regroupements et sélections départementales du comité d’Occitanie. La fréquence des matchs est très supportable (en moyenne 1 plateau toutes les 3 semaines), si on considère le nombre de licenciées et les atermoiements d’une première saison, on peut dire que les comités, départemental et régional, ont fait du bon boulot. Espérons que ce travail puisse déteindre sur d’autres comités territoriaux, en France.

En ce qui concerne nos filles, et pour l’anecdote, nos deux équipes, qui ne se rencontrent jamais en dehors des entraînements, restent à ce jour invaincues. Et pour être complet, nombre de nos joueuses se retrouvent en sélections fédérales, qui sont organisées dans le cadre d’oppositions inter-régions (toujours invaincues), ou participent au développement de « l’élite », via le centre d’entrainement territorial. A noter que la saison n’est pas encore terminée, des challenges et autres sélections sont encore prévus au calendrier avec, cerise sur le gâteau, une équipe de 4 joueuses qui va disputer la finale nationale « Orange » à Marcoussis, ce week-end de finale du Top 14. Nous travaillons depuis quelques semaines pour ramener ce trophée prestigieux qui consacre, au niveau national et dans sa catégorie, les meilleur(e)s technicien(ne)s du moment.

Les structures, l’encadrement et les moyens mis en œuvre pour nos jeunes filles sont inédits. Elles vivent dans le même confort que leurs homologues masculins, dans un des premiers clubs formateurs de France, sans aucune discrimination. Les joueuses en sont conscientes, aussi elles travaillent en conséquence. Je note, à côté de ça, que cet environnement n’enlève rien à la vie du groupe, il vit très bien et nous passons une saison extraordinaire.

Des expériences que nous venons de vivre cette saison, nous devrions progresser dans nos structures et affiner un plan de formation qui traitera plus précisément des spécificités féminines. Ce plan de formation devra notamment prendre en compte, et peut-être en priorité, le développement du rugby féminin. Pour conclure, il me semble que le Stade Toulousain doit devenir un moteur local qui fait avancer, avec lui, des clubs à moindre moyens mais qui sont très efficace dans leur périmètre d’actions. C’est cette dernière mission que je me suis donné cette année (à travers des tournois et des entraînements) et que je souhaiterai bien sur développer la saison prochaine. »

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