Quelques heures à peine après ce derby, remporté de l’autre côté de la Garonne et qui nous ouvre les portes des demi-finales du Top 8, nous remercions chaleureusement cet amateur éclairé, spectateur assidu depuis… l’antiquité, qui nous a fait l’honneur de nous adresser ces quelques lignes, que nous avons souhaité dédier à Laurence, grande supportrice de sa fille, de ses filles devrais-je dire :

« La mêlée toulousaine s’est déplacée, méthodiquement ce jour, sur l’herbe d’Argelès, en des translations parallèles à l’axe de touche. Quelques mètres seulement suffisaient, jusqu’à ce que l’édifice adverse s’effondre, comme s’il demandait grâce. En tête maîtresse de la phalange : Clémence Rière.

Clémence, telle un saillant d’acier, perfora aujourd’hui, comme souvent, la ligne statique adverse en son flanc gauche.  Clémence n’est pas seule, elle est avec sa cohorte qu’elle ordonne, impulse. Cohorte ou carapace romaine composée de Laborie, Traoré, Combebias, Loubet, Peyronnet, Bilon et Hermet. Et à chaque déploiement en ligne triple, ordonné par l’arbitre, de la mêlée toulousaine, le public blagnacais souffrait, souffrait autant que les joueuses du BSORF…

La légion inébranlable, structurée des avants du STRF a permis d’atteindre la parité à la mi-temps. Avant cela, Camille Imart avait connu deux échecs au pied, et n’avait pu concrétiser la domination des visiteuses, on pouvait redouter un scénario proche du match aller, car les mauls locaux avaient franchi par deux fois la zone interdite. Laura Escande prit le relais et convertit une pénalité, puis l’essai de pénalité sur mêlée effondrée… Il faut rendre hommage à Laura qui a de grandes amies des deux côtés mais qui sur le terrain s’est livrée corps et âme pour le Stade toulousain.

En début de seconde mi-temps, Camille Imart sur une prise oblique d’intervalle, accélérait et allait à dame, effaçant par là-même les premiers moments du match. Et Clémence, déployant puissance et flexibilité, poursuivait son œuvre, son engagement hors phase statique, chargeant et jouant debout, assurant la continuité dynamique du mouvement dans l’axe, inspirant ainsi toute l’équipe à poursuivre le chemin tracé au cœur de la ligne de front. Bilon et Peyronnet remarquables suivirent l’exemple, crevant l’abcès, appelé ruck, en son coeur et, bien sûr, Gaëlle Hermet toujours aussi électrique dans ses mouvements participait et assurait libération et transmission du ballon.

L’équipe en son complet opposa un front continu défensif et ne souffrit que sur les ballons portés. Dans l’animation offensive, les cellules et espaces de combats furent toujours bien alimentés dans la partie. On a senti les deux centres Frégier et Coutouly rassurées, confiantes, et créant par là-même des trajectoires offensives dangereuses avec une transmission fluide vers les ailières Jason et Bertrand.

On notera enfin une maîtrise dans les derniers instants par un jeu simple et efficace comme savent si bien le pratiquer les liloises, futures adversaires. Louons donc le travail  victorieux de Pierre Marty.  Les joueuses sauront puiser dans ces jours récents, périlleux, l’expérience qui pouvait leur  manquer. Et elles lèveront aussi la tête vers la centurion des avants toulousaines, Clémence, qui les guidera par l’exemple et le cœur. »

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Résultats Top 8

29 - 20

Résultats Espoirs

5 - 17

Résultats Cadettes

0 - 86

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